 Après une première courte partie rappelant les principales fonctionnalités
offertes par les technologies de l'Internet et mettant en perspective notre
pays par rapport à son environnement international, le rapport de Jean Michel
Yolin " Internet et Entreprise : mirages et opportunités " s'attache
à analyser les usages efficaces de l'Internet pour une entreprise traditionnelle.
Au delà de ceux qui sont habituellement traités comme le commerce en ligne
(qui se révèle à l'examen tout à fait marginal pour la plupart des entreprises),
sont présentés, avec à chaque fois de nombreux exemples concrets (plusieurs
milliers de liens externes), les utilisations véritablement utiles pour les
entreprises :
- d'abord et surtout celles qui permettent d'économiser de l'argent (Achats,
télécommunication, couts administratifs, formation, recrutements, gestion
financière,...),
- de réduire leurs besoins de capitaux (stocks),
- de gagner en réactivité : passage d'un processus séquentiel à un processus
continu tant pour la "prise de commandes / production / achats /sous-traitance
/ livraison / facturation", que pour leur conception grâce à l'interconnexion
des bureaux d'études, intranets, extranets,...)
- de pouvoir aborder de nouveaux marchés notamment en trouvant les bons partenaires,
- de pouvoir travailler plus efficacement avec leurs partenaires (conduite
de projet ou de chantier, relations donneurs d'ordre sous-traitants)
- d'être en mesure de mieux servir leur client et donc de le fidéliser (SAV,
personnalisation, information, suivi des commandes,...),
- de recruter de nouveaux collaborateurs et de les former
- d'être mieux informés sur la concurrence et les évolutions technologiques
Ce rapport met en évidence le fait que cette évolution concerne tous les métiers
de l'entreprise, dans tous les secteurs professionnels et ceci indépendamment
de la taille de celle-ci (de l'entreprise individuelle à la Worldcompany)
Il s'attache ensuite à examiner les facteurs de blocage qui expliquent le retard
de nos entreprises par rapport à leurs concurrentes d'Europe du Nord, puis,
à l'inverse, ce qui les motive. Il présente les élément clé d'une stratégie
opérationnelle de développement tenant compte des réalités humaine de l'entreprise
qui sont souvent plus importantes que les blocages technologiques
Un chapitre est ensuite consacré à la création entreprise. En effet la "bulle"
du Nasdaq a dans un premier temps exagérément mit l'accent sur les "dot.com"
pour, aujourd'hui, avoir tendance à négliger les opportunités offertes par les
bouleversements techniques et organisationnels apportés par l'Internet : cela
concerne tant les sociétés de service qui ont souvent vocation à rester de petite
taille, que les entreprises du logiciel ou, davantage encore, certaines entreprises
traditionnelles qui grâce à une bonne compréhension du nouveau fonctionnement
de l'économie sont en mesure de dégager des avantages concurrentiels dans des
secteurs tout à fait classiques.
La seconde partie de ce document essaie de cerner le rôle des pouvoirs publics
face à une technologie qui, ne respectant pas les frontières, lance aux états
de difficiles défis. Au niveau national tout d'abord :
- l'État est responsable de fixer les règles de droit, or, abolissant au
moins partiellement les frontières pour tout ce qui concerne l'immatériel
d'innombrables lois, théoriquement toujours valables, deviennent inapplicables
dans la pratique. Cela implique la plupart du temps de fixer de nouvelles
réglementations au niveau international (droit de la propriété intellectuelle,
publicité comparative, parasitisme commercial, droit de la concurrence, droit
de la preuve, exclusivité territoriale, abus de position dominante, organes
de régulation des NTIC, droit de la cryptographie, information sur le médicament,
droit sur les ventes aux enchères, prix unique du livre, protection des données
personnelles, application des règles fiscales douanières, protection du consommateur,
du travailleur, du malade, de l'investisseur, des enfants, application des
règles de censure, lutte contre de nouvelles formes de criminalité (cyber-escrocs,
pirates, désinformation, blanchiment d'argent,...), voire même de repenser
notre politique de défense (la soft-war)
- l'État génère des contraintes facteurs de coûts de gestion : il doit utiliser
les opportunités offertes par l'Internet pour rendre à service plus efficace
à nos concitoyens, comment Internet peut être un outil de modernisation de
l'État ?
- les Pouvoirs Publics sont des acteurs économiques majeurs avec plus de
100 milliards d'euros d'achats chaque année : leur rôle est donc déterminant
pour entraîner les entreprises et faire des économies
- les Pouvoirs Publics on une responsabilité en matière d'aménagement du
territoire. Or les infrastructures de télécommunications ont aujourd'hui un
rôle aussi important que les autoroutes ou le chemin de fer mais l'administration
n'est pas aujourd'hui organisée pour y faire face
- les Pouvoir Publics on également une mission "d'éclairage public" : diffusion
de l'information, formation, recherche
Enfin au niveau local, l'auteur qui a parcouru les différentes régions françaises
et de nombreux pays étranger s'attache à analyser toutes les initiatives qui
on pu être prise pour aider nos entreprises à se saisir des opportunités qu'offre
l'Internet pour accroître leur compétitivité et se développer : il propose un
programme d'action stigmatisant quelques impasses et dégageant les "best practices"
observée sur le terrain :
- une politique de sensibilisation qui reste encore nécessaires mais qui
ne passe plus par deux grandes réunions (démarche personnalisée auprès de
chaque entreprise, prédiagnostics, utilisations de la dynamique d'actions
déjà entreprises (export, qualité, sous-traitance, intelligence économique,...),
utilisations de la presse locale, constitution d'outils (autodiagnostics,
banque d'exemples, plaquettes d'initiation, plate-forme de démonstration,...),
utilisation des stagiaires en entreprise,...
- un accompagnement des entreprises dans leurs projets (club de créateur,
formation-action, guides méthodologiques, cahiers des charge type, guides
sectoriels, annuaires des compétences, ...)... et parfois quelques moyens
financiers pour accompagner les projets les plus ambitieux
- des actions de formation tant pour les décideurs que pour ceux qui les
conseillent · Il met particulièrement l'accent sur la nécessité d'organiser
des actions collectives, car Internet étant d'abord et avant tout un outil
destiné à conduire des transactions il ne peut véritablement être efficace
au niveau de notre tissu économique que si tous les partenaires : client,
fournisseur, sous-traitant, services sont à des niveaux de développement comparable
pour que les outils de l'Internet puissent véritablement jouer leur rôle de
véritable système nerveux permettant
- à chacun de se recentrer sur son véritable coeur de métier, là où il
est le plus compétitifs
- de ne pas reperdre dans les ruptures de charge entre entreprises ce
que l'on a gagné que ce soit en terme de coûts, de délais, de suivi qualité,
comme de capacité à répondre de façon pertinente et rapide aux besoins
du client
- il traite enfin l'aspect "infrastructures" élément majeur d'une politique
d'aménagement du territoire
Il met l'accent sur la nécessité d'un travail en réseau de tous ceux qui ont
la mission d'aider nos entreprises tant au niveau du terrain qu'au niveau national
et ceci concerne bien évidemment, au tout premier chef, la coopération interministérielle.
Le rapport peut être consulté à l'adresse : www.evariste.org
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